Soins aux chevaux : comment bien soigner son cheval ?

Publié le : 25 novembre 202210 mins de lecture

Lorsque l’on pense aux chevaux, on a automatiquement en tête l’image d’une petite fille dont la liste de souhaits comporte en tête son propre cheval. Dans son univers rose et scintillant, le thème est omniprésent, qu’il s’agisse de pulls, de cartables ou de boîtes à pain, et les jouets sont composés de chevaux de toutes les couleurs et de toutes les tailles. Et lorsque le rêve se réalise sous la forme d’un propre cheval ou d’un cheval d’assistance, les paillettes continuent de scintiller dans l’écurie et sur le cheval.

Mais loin de là ! Les sports équestres – qu’il s’agisse de loisirs ou de compétition – sont beaucoup plus répandus.

De quoi ai-je besoin pour mon cheval ?

L’équipement de base pour tous ceux qui s’occupent de chevaux d’une manière ou d’une autre est une boîte de pansage avec son contenu. Garder un cheval propre n’est pas seulement une question d’esthétique. Lors du pansage quotidien, on vérifie si tout est en ordre ou si des anomalies telles que des blessures, de la mauke (une inflammation dans le pli du paturon) ou autres sont apparues. En outre, la zone où se trouvera la selle doit être nettoyée avec soin. Les salissures peuvent entraîner une pression sur la selle, ce qui est pour le moins désagréable pour le cheval et peut même, dans le pire des cas, rendre le cheval inapte à l’équitation pendant un certain temps. Et en plus, on passe du temps avec le cheval, on apprend à le connaître et on pose et consolide les bases d’une bonne collaboration. Pour le soin du pelage

Tout ce que l’on peut acheter n’est pas vraiment utile. Les ustensiles suivants suffisent amplement pour maintenir propre ce que l’on appelle le poil de couverture (= la fourrure) :

Etrille : elle existe sous forme d’aiguille ou de caoutchouc et sert au premier nettoyage. Elle permet de décoller la saleté. Ne doit pas être utilisée pour les pattes.

Brosse à cardes : il s’agit d’une brosse douce qui permet de lisser à nouveau le pelage et d’éliminer la saleté dissoute lors du deuxième passage. La brosse à cardes permet également de nettoyer les zones sensibles comme le visage et les jambes.

Grattoir en fer : pour les saletés très grossières comme les restes de boue séchée. Comme il est très dur et possède des dents pointues, il ne convient que pour l’encolure, le tronc et la croupe. Les zones osseuses comme le garrot et les jambes doivent être évitées.

Pour les poils longs (crinière et queue)

L’entretien des crins longs est plutôt d’ordre visuel, car quoi de plus majestueux qu’un cheval avec une robe digne d’un cheval Barbie, lorsque la crinière tombe soyeuse et ondoyante et que la queue coule abondamment avec le mouvement.

Un peigne ou une brosse à crinière (ou une brosse ordinaire vendue en droguerie).

Le shampooing fait briller les cheveux longs et les rend faciles à coiffer.

Le spray pour crinière facilite le démêlage des cheveux emmêlés.

Soins des sabots

On dit souvent que sans sabot, il n’y a pas de cheval ! C’est pourquoi il faut accorder une attention particulière à l’entretien des sabots.

Grattoir à sabot : disponible avec ou sans brosse, il permet de brosser complètement la saleté que l’on a retirée de l’intérieur du sabot.

Baume pour sabot : s’applique surtout en été, lorsque la corne est très sèche. Il lui redonne douceur et souplesse.

Goudron pour sabots : s’utilise volontiers, notamment en cas de problèmes tels que la pourriture de la fourchette. Il a un effet antibactérien et favorise la croissance des sabots.

Il existe bien entendu de nombreux autres accessoires de pansage. Les éléments mentionnés ici font partie de l’équipement de base de toute boîte de pansage, qui peut être complétée à volonté.

Quelque chose aide beaucoup?

Prendre soin de son cheval ne consiste pas seulement à le garder propre. Le cheval trouve très agréable d’être pansé. Cela a un effet stimulant sur la circulation sanguine et aide à se débarrasser des peaux mortes et de l’excès de poils. Le pansage d’un cheval a également un effet positif sur l’homme. Il a un effet relaxant et aide à trouver un accès à ce grand animal.

Mais attention ! Le pelage du cheval dispose d’une couche de sébum qui a des propriétés thermorégulatrices et qui est hydrofuge. Plus les poils sont longs, meilleure est la protection. En hiver, le cheval dispose en outre de ce que l’on appelle le sous-poil, qui constitue une protection supplémentaire contre le froid. Lors du pansage (c’est-à-dire du peignage) du pelage, la couche de sébum est enlevée. Et la croûte de boue séchée offre également une fonction protectrice naturelle. Nettoyer ou même laver notre cheval tous les jours peut être bénéfique pour notre propre bien-être. Malheureusement, ce n’est pas le cas pour le bien-être de notre cheval. Le principe « beaucoup aide beaucoup » ne s’applique donc pas dans ce cas.

Quel est donc le niveau de soins réellement nécessaire?

Il est absolument nécessaire de panser le cheval avant de le monter. Il faut notamment nettoyer les régions qui entrent en contact avec la sellerie, c’est-à-dire la selle et la tête. Sinon, des points de pression désagréables, voire douloureux, peuvent en résulter ! Après l’équitation, il est également recommandé de brosser au moins une nouvelle fois le quartier de la selle afin d’éliminer les particules de saleté et les squames détachées par le frottement.

Pour un cheval qui n’est pas monté, il suffit de le brosser superficiellement trois fois par semaine, ce qui sert surtout à vérifier qu’il ne présente pas d’anomalies.

Dois-je laver mon cheval ?

Il en va de même pour le lavage que pour le pansage : plus on le lave (notamment avec du shampoing, même doux), plus l’équilibre naturel et la fonction protectrice de la peau sont altérés. Il ne faut donc laver son cheval que lorsque c’est vraiment nécessaire.

Si je veux emmener mon cheval à un concours ou le présenter en public à une autre occasion:Il ne sera propre et brillant qu’en le lavant avec un shampooing adapté. Pour le quotidien, il vaut mieux renoncer au « look du dimanche ».

Pour se rafraîchir après une forte transpiration : Veuillez noter qu’un cheval en forte transpiration ne doit pas être lavé à l’eau froide de la tête aux pieds ! Il est préférable de n’asperger que les jambes et, le cas échéant, la selle.

Pour refroidir le cheval après une blessure : on peut et on doit naturellement utiliser l’effet décongestionnant de l’eau froide pour refroidir les parties molles enflées ou pour laver les plaies.

Une exception : le cheval atteint d’eczéma

Chez un cheval en bonne santé, les soins ne sont donc pas particulièrement compliqués, la nature a tout prévu et le cheval s’en sort très bien sans intervention humaine. L’eczéma constitue toutefois une exception.

Malheureusement, ce type de maladie est en constante augmentation. L’eczéma est une allergie provoquée par la piqûre des mouches noires. Les moustiques provoquent des démangeaisons, le cheval se gratte, la peau s’enflamme et, dans le pire des cas, des zones ouvertes et suintantes se forment, ce qui attire encore plus les moustiques. Un cheval atteint d’eczéma implique un énorme travail de soins, car pour maîtriser le problème, il faut prendre systématiquement les mesures suivantes :

Couvrir le cheval :

il existe des couvertures spéciales contre l’eczéma qui ferment notamment les zones fortement touchées (ventre, base de la queue et de la crinière) de manière à ce que les moustiques ne puissent plus passer. Dans les cas extrêmes, l’eczéma doit également être couvert dans l’écurie, et en tout cas lorsqu’il est au pâturage. Les moustiques sont particulièrement actifs au crépuscule !

Spray anti-mouches :

les sprays anti-mouches (répulsifs) très efficaces sont particulièrement recommandés pour l’équitation. Ils sont souvent utilisés en combinaison avec une couverture. Utilisés seuls, ils devraient être vaporisés à nouveau toutes les deux heures. Si le cheval transpire ou se roule, la protection diminue.

Lavage au sel :

L’eau additionnée de sel marin ou de sel tannique soulage les démangeaisons (qui sont à l’origine de la maladie), tue les germes et rend la peau moins sensible.

Les huiles simples :

Contrairement à la plupart des crèmes disponibles sur le marché, dont l’excipient, la glycérine, aggrave la situation plutôt qu’elle ne l’améliore, une huile, par exemple l’huile d’olive, aide à nourrir la peau, à la maintenir souple et à empêcher ainsi la formation de fissures.

Cortisone : dans les cas très graves et aigus, il convient d’instaurer une thérapie à la cortisone, qui doit être surveillée par le vétérinaire traitant. La cortisone ne convient pas comme médicament permanent en raison de ses effets secondaires graves (fourbure, atteinte du foie).

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