Qu’est ce que l’échelle de formation du cheval ?

Publié le : 25 novembre 20226 mins de lecture

L’échelle de formation du cheval, avec ses six points, constitue un système de formation global et s’applique à tous les chevaux et à toutes les disciplines de l’équitation, qu’il s’agisse de dressage, de saut ou de loisir. Elle peut être comparée à un fil rouge dans l’ensemble de la formation des chevaux, car elle ne s’applique pas seulement à la formation de base du jeune cheval, mais définit également le cadre de chaque unité d’entraînement avec le cheval plus âgé, dont la formation est plus avancée. Dans l’échelle de la formation, les connaissances sur la nature du cheval se fondent avec les connaissances de la théorie de l’entraînement pour former le « cœur » de la théorie équestre classique. Les six points de l’échelle ne doivent pas être compris de manière schématique, mais systématique, c’est-à-dire qu’ils s’influencent mutuellement et se développent en partie parallèlement – aussi bien dans l’ensemble de la formation du cheval que dans l’équitation quotidienne. Associée à l’éducation dans la manipulation et au travail au sol, l’échelle de la formation permet de développer toujours plus l’équilibre et la disponibilité du cheval, de sorte qu’à la fin de la formation du cheval, un cheval sain, obéissant et prêt à la performance procure longtemps du plaisir au cavalier.

Pas

Il se reconnaît clairement au son. Lorsque le cheval marche de manière réglée, la jambe avant et la jambe arrière d’un côté forment un V pendant un court instant.

Trot

Les paires de jambes diagonales posent le pied en parallèle. C’est-à-dire avant gauche et arrière droite, phase de suspension, avant droite et arrière gauche, phase de suspension.

Galop

Une particularité du galop est ce qu’on appelle le galop à la main : selon la paire de jambes latérales qui avance le plus, on parle de galop à gauche ou à droite, au galop à la main, c’est toujours la paire de jambes intérieures.

Libération

C’est le fait de contracter et de relâcher la musculature sans crispation, avec une certaine sérénité intérieure. Seul un cheval relâché physiquement et mentalement est prêt et performant. Le cheval ne peut pas être plus relâché que l’homme en selle. Le cheval relâché s’étire en toute confiance vers le mors – il se déplace en position d’extension et laisse son encolure sortir de son garrot. Cette disposition à l’extension est la condition de base pour l’élaboration d’un appui correct et joue donc un rôle clé.

L’allure

C’est la transmission de l’impulsion énergique de l’arrière-main à l’ensemble du mouvement d’avant du cheval par le biais du dos qui se balance. L’impulsion n’apparaît que lorsque le dos se balance de manière relâchée. Il existe donc un lien important entre le relâchement, l’activité du dos et l’impulsion. L’élan n’a rien à voir avec la vitesse. Le pas n’a pas de phase de suspension et n’est pas une allure pleine d’élan. Le trot et le galop ont une phase de suspension et sont donc naturellement pleins d’élan. Les mouvements deviennent pleins d’élan lorsque les moments de suspension se prolongent – il faut y travailler. Voici quatre conseils pour plus d’élan.

Redressement

C’est la gymnastique régulière des deux moitiés du corps pour compenser l’obliquité naturelle du cheval. Le redressement sert à compenser l’obliquité naturelle dont chaque cheval est naturellement doté. Un cheval redressé se déplace avec les membres antérieurs et postérieurs sur une ligne de sabot, ce qui signifie que la paire de jambes équilatérale marche sur une ligne et que les axes longitudinaux sont alignés. Cela joue un rôle important pour le maintien de la santé du cheval, car c’est la seule façon pour lui de répartir son poids de manière égale sur les deux moitiés de son corps. Dans le cas contraire, le déséquilibre entraîne une sollicitation unilatérale des muscles, des tendons et des articulations.

Les chevaux ont ce que l’on appelle un « côté creux » et un « côté forcé ». Si le cheval est de travers à droite, il a un côté creux à droite. Le cavalier s’en rend compte parce que :

  • le cheval ne s’approche pas de la rêne droite avec assurance, mais s’appuie davantage sur la rêne gauche.
  • le cheval s’écarte vers l’extérieur par l’épaule dans les tournants à droite et que les voltes, par exemple, sont souvent trop grandes.
  • le galop à gauche est plus sûr et plus équilibré et que le cheval saute mieux les changements de direction à gauche.
  • le cavalier est placé à gauche, surtout au galop à droite, et s’affaisse au niveau des hanches.

La cause en est l’obliquité du cheval : la jambe arrière droite passe à l’extérieur de la trace de la jambe avant et développe moins de poussée. La jambe arrière gauche contribue davantage à la poussée et, de ce fait, la jambe avant gauche est plus sollicitée. Pour un cheval qui est de travers vers la gauche, ces points s’appliquent dans l’autre sens. 

Pourquoi choisir l’équitation en nature pour une connexion authentique avec la beauté sauvage ?
Comment aborder le dressage de chevaux avec patience et progression ?

Plan du site